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Peinture d’histoire

Une peinture d’histoire

L’histoire est la même pour tout le monde. Seul l’angle de vue change et les conséquences pour les uns et les autres. Plutôt que de (faire) regarder l’Histoire il s’agit d’inscire le regard dans son rythme. Les pulsions colorées sont au diapason des tensions. L’équilibre est. Il se rompt. il se cherche puis se reconstitue. Des moments de grande Histoire et de petites histoires rarement associés le sont. La figuration côtoie l’abstaction, l’expression côtoie l’illustration. Les tableaux (mis en coffrets) peuvent être manipulés. le spectateur modifie les formes et les contenus. Si le particulier s’aménage l’histoire elle demeure. Aujourd’hui elle est connue en direct. Tout le monde a et tout le monde peut peut faire les images de l’actualité. La peinture d’Histoire a désormais la, possibilité (le rôle ?) de faire se connecter en elle et par elle un vécu souvent refoulé à ce savoir immédiat. Si l’histoire est finie, c’est bien que désormais les humains sachent que c’est eux seuls qui la font !

Image (sociale) de synthèse

Le tracé hérité de sa pratique gestuelle délimite les figures prises dans des documents, dans la presse, pour un retour a une figuration narrative plus politique. Pas d’analyse : ici la situation socio-économique est bien connue,la symbolique colorée est simple et efficace. Ces oeuvres ne sont pas à vendre : "acheter une oeuvre d’art c’est empêcher la collectivité de l’avoir, de la voir". Elles devraient circuler et, libérant du poids de la globalité, susciter l’élaboration de récits ou d’images localisées et collectives pouvant faire retour à divers niveaux de figuration interactifs.